« Protégeons les filles » : la campagne contre l'excision hausse le ton
Sensibilisation, éducation, mobilisation communautaire et médiatique : les organisations engagées contre l'excision réclament désormais un cadre légal.
En 2026, la question se pose encore. Les affiches qui circulent depuis quelques jours ne s’embarrassent plus de précautions : la mention « Oui à l’excision » y est barrée d’un trait rouge, remplacée par un mot d’ordre unique — protéger les filles.
Quatre leviers revendiqués
Les visuels de campagne alignent les moyens d’action : sensibilisation, témoignages, éducation, mobilisation médiatique et mobilisation communautaire. L’ordre n’est pas anodin : il part de la parole des survivantes et remonte vers la loi.
L’appel à légiférer
L’artiste auteur-compositeur Black Gerardo, vice-président de l’OMEGA (Organisation des mères et enfants de Guinée et d’Afrique), porte publiquement la revendication d’une loi. Son affiche est explicite : « Nous voulons une loi. Toutes les femmes manifestent. Ensemble, mettons fin à l’excision au Mali. »
Trois exigences y sont associées : protéger les filles, garantir leur avenir, faire appliquer la loi.
La sensibilisation seule, disent les organisations, atteint son plafond quand elle n’est adossée à aucune sanction.
Le reportage en images
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