Orpaillage illégal : la mobilisation s'organise avec les autorités coutumières
Autorités administratives, forces de sécurité et chefs traditionnels réunis autour d'un même constat : sans les communautés, aucune opération contre l'orpaillage clandestin ne tient dans la durée.
La rencontre a réuni les représentants de l’administration, des forces de sécurité et de la chefferie traditionnelle. Un signe qui ne trompe pas : la lutte contre l’orpaillage clandestin a cessé d’être traitée comme une simple affaire de police.
Pourquoi la chefferie était là
L’orpaillage illégal ne s’installe jamais contre un territoire, il s’installe dedans. Sites ouverts sur des terres coutumières, main-d’œuvre recrutée dans les villages voisins, arrangements locaux : démanteler un site sans passer par les autorités traditionnelles revient à le voir se reconstituer quelques kilomètres plus loin.
D’où la présence, à la tribune comme dans la salle, des chefs traditionnels venus en nombre. Ce sont eux qui autorisent, ou refusent, l’accès à la terre.
Les dégâts, au-delà de l’or
Les sites clandestins laissent derrière eux des cratères ouverts, des cours d’eau chargés de sédiments et de produits chimiques, et des terres agricoles retirées de la production. Les accidents d’éboulement, eux, ne font l’objet d’aucun décompte fiable.
Nous suivrons la traduction de cette mobilisation sur le terrain.
Le reportage en images
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